2016 – Rencontre avec Didier BRENNEMANN, concepteur du parc

Nous vous racontons l’histoire de la conception à l’ouverture de Big Bang Schtroumpf, de 1983 à 1990, au travers le regard de Didier BRENNEMANN, l’un des deux concepteurs initiaux du projet.

Nous avons eu le plaisir de le rencontrer et de discuter avec passion de notre parc lorrain.

L’idée initiale

Tout commença pendant l’été 1983, Didier BRENNEMANN, alors PDG d’une entreprise de distribution de meubles, visite Europa-Park un peu par hasard. En effet, il avait quelques jours de congés sur le mois d’août, et lors d’un rendez-vous du côté de Strasbourg, il décida d’emmener son fils dans ce fameux parc de Rust en pensant passer une mauvaise journée, n’étant pas passionné de parcs à cette époque.

EPEn fin de compte il fut complètement séduit, et surtout par une attraction : le Flume (communément appelé les “Bûches”). Le système de photos sur le parcours, en bas de la descente lui tapa dans l’œil, et en bon homme d’affaires, il imagina se reconvertir dans ce commerce en ayant une concession photos dans un parc.

Une fois de retour en Lorraine, il présenta le projet à Gérard Kleinberg (amis d’enfance et président et vice-président des commerçants d’Hayange à l’époque), mais ils ne savaient pas de quelle façon organiser les choses.

Réalisant qu’ils ne trouvaient pas de concession photos à exploiter, ils se sont alors dit “Et si on montait notre parc ?

Au même moment, M. BRENNEMANN contacta un ami architecte qui lui disait que ce projet tombait bien puisque la sidérurgie quittait le centre de la vallée de la Fensch.

Il décida donc d’en parler à M. KLEINBERG afin de proposer ce projet aux commerçants de la ville d’Hayange mais ça n’a pas fonctionné.

Ils décidèrent donc d’aller voir une société qui s’occupait de restructurations (SOLODEV – Société Lorraine de Développement, aujourd’hui SODIÉ), pour leur présenter le projet. Ils sont alors reçus par deux personnes à la SOLLAC mais qui leurs dirent directement “Ce projet est bien, mais qui êtes-vous ?”.

MM. BRENNEMANN et KLEINBERG décidèrent alors de reprendre rendez-vous 3-4 semaines plus tard, le temps de monter une association nommée ADILOR (Aide au développement du tourisme en Lorraine), composée d’eux-mêmes mais également d’amis de l’époque : un avocat, un directeur de banque, un expert-comptable ainsi qu’un ingénieur de la sidérurgie.

 

Le premier projet

carte1940jUne fois la structure créée, ils décidèrent de se représenter à SOLODEV avec le projet de monter un parc type Europa-Park. On est alors au début de l’été 1984, et MM. BRENNEMANN et KLEINBERG ont l’envie de découvrir d’autres parcs et notamment le Magic Kingdom d’Orlando, et demandèrent ainsi si SOLODEV était en mesure de financer leur voyage, accord qui n’arrivera qu’en fin de visite aux US. Ils partirent donc avec Comic Tour découvrir ce grand parc ce qui remit complètement leur vision des choses à plat. Leur objectif fut donc d’acquérir ce savoir-faire.

Coup de chance : lors de leur voyage, Gérard KLEINBERG participa à une réunion du Rotary Club, dans l’hôtel dans lequel ils séjournaient, au cours de laquelle ils rencontrèrent un homme en lien avec l’un des architectes de Disneyland. Deuxième coup de chance : cet architecte et son étude avaient prévus un voyage en Europe vers septembre 1984 et proposèrent donc de venir sur place pour étudier de plus près ce projet lorrain.

M. BRENNEMANN appela immédiatement M. CROUZIER, DG de SOLODEV, qui annonça qu’il acceptait de prendre le voyage des deux lorrains en charge et qu’il les invitait à venir le 10 août 1984 sur le site sidérurgique d’Hagondange (seule usine au carré de la région : matières premières qui arrivent d’un côté et produits finis qui sortent de l’autre).

Lors de ce rendez-vous M. CROUZIER leur dit “Tout ça, si vous voulez, c’est pour vous !”.

La situation géographique était bien meilleure que celle imaginée jusqu’à maintenant au centre de la Vallée de la Fensch : plus proche de Metz, autoroute à proximité, ligne de chemin de fer…

M. BRENNEMANN annonça alors qu’un gros cabinet d’architectes américains (H.H.C.P.) était prêt à venir pour étudier le projet, mais le coût n’était pas négligeable (dans les 300 000 Francs). M. CROUZIER donna tout de suite son feu vert.

Pendant 8 jours les américains vinrent et les journées de travail furent bien remplies : de 8h à 2h du matin. A l’issue de cette réflexion, le premier projet vit le jour.

Entre temps, les deux lorrains basèrent leurs bureaux à BC2 à Hayange (bureaux centraux), dans la sidérurgie. Les gardiens furent très surpris à l’époque car ils n’avaient jamais vu des salariés venir travailler à 2h du matin.

Ça interpella également Pierre JULLIEN, à l’époque secrétaire général de la sidérurgie (ce qui correspondait au PDG de la sidérurgie) et PDG de SOLODEV, qui décida de venir les rencontrer.

Il semblait intéressé par le projet, mais les mis toutefois en garde en indiquant qu’il ne souhaitait pas un deuxième scandale d’“avions renifleurs” (détournement et utilisation d’argent public jamais récupéré).

 

Le choix des Schtroumpfs

Pierre JULLIEN envoya alors PUBLICIS (et plus particulièrement SUCCESS) pour travailler sur la communication de l’ensemble de ce projet. Il se passa alors deux choses : les trois personnes de PUBLICIS repartirent actionnaires et donc convaincues par le projet, et le choix du thème du parc s’arrêta alors sur les Schtroumpfs (Astérix étant déjà réservé). Didier BRENNEMANN étant un “enfant de la BD” comme il aime à le dire, il apparaissait évident d’ouvrir un parc en rapport avec l’univers de la bande-dessinée.

Les deux lorrains entrèrent alors en contact avec PEYO (le père des Schtroumpfs). Un premier rendez-vous fut organisé à Bruxelles avec le fils de PEYO, qui pensait que l’utilisation de l’image se limiterait à ce que faisaient Hanah BARBERA dans les parcs Six Flags, c’est à dire la réalisation d’un village de Schtroumpfs au sein du parc, et c’est tout.

Lorsqu’il comprit que le projet allait au-delà puisqu’il s’agissait de créer tout un parc autour de cet univers, un autre rendez-vous est fixé avec PEYO.

Il fut accueilli en toute simplicité avec son épouse à la gare de Metz et conduit dans les locaux de BC2. La maquette qui venait de parvenir lui est présentée. A la fin de la réunion (et après une séance de dédicaces) PEYO fut convaincu. Il offrit gracieusement 5 ans d’utilisation du nom, des personnages et des droits aux deux lorrains pour réaliser le parc.

Entre temps il se passa deux choses : la création d’une première maquette fut initiée et une étude de marché fut lancée par l’institut ERA (entreprise américaine spécialisée dans les analyses boursières). Le tout fut financé par la sidérurgie.

L’étude démontra la faisabilité du projet : si on trace un cercle de 50/60km autour du parc on a quasiment 50 millions d’habitants. Le choix fut donc fait de poursuivre le projet.

Le premier projet fut imaginé dans l’usine (la SAFE d’Hagondange), et une étude fut demandée par M. BRENNEMANN pour connaître l’état de la structure. Il fallait dans tous les cas recouvrir le sous-sol qui était composé de galeries. Le résultat de cette analyse n’arriva malheureusement qu’un an plus tard, concluant à la fragilité de la structure (le métal était feuilleté dû aux changements de températures fréquents dans les halles) et donc à l’impossibilité de mener ce premier projet.

 

L’annonce du projet au grand public

DB et GKC’est à ce moment, début 1985 que Disney annonça qu’ils allaient construire un parc à Paris. PUBLICIS proposa alors de profiter de cet effet d’annonce pour rendre public le projet de parc en Lorraine. C’est donc dans le journal télévisé de TF1 du 8 février 1985 qu’Yves MOUROUSI, maquette à l’appui, annonce le “Parc des Schtroumpfs”.

A partir de ce moment-là, le parc existait publiquement, il n’y avait donc plus de marche arrière possible.

Pour l’anecdote, à l’époque PUBLICIS demanda aux deux lorrains de ne pas annoncer le lancement du parc au Républicain Lorrain pour laisser l’exclusivité au journal national “La Tribune”.

La seule chose demandée fut de contacter tous les politiques de la région pour qu’ils soient au courant et qu’ils ne découvrent pas le projet dans la presse. La seule personne qu’ils ne réussirent pas à voir avant l’annonce est Jean-Marie RAUSCH, maire de Metz à l’époque.

En outre, pour ne pas se mettre le Républicain Lorrain à dos, M. BRENNEMANN et KLEINBERG contactèrent tout de même le journal, en leur demandant de ne pas publier l’information avant le 8 février 1985.

Ainsi, le 8 février 1985 le parc fut annoncé sur TF1, dans La Tribune et dans le Républicain Lorrain. C’est ce même jour, à 9h, que les deux lorrains eurent rendez-vous avec Jean-Marie RAUSCH, qui ne voulut rien entendre, n’ayant pas été mis au courant du projet en amont.

Didier BRENNEMANN prit également rendez-vous avec le président du FC Metz de l’époque pour lui proposer de construire le nouveau stade sur le terrain du projet du parc (le terrain total était de 160Ha), afin de mettre en commun le grand parking de 7000 places prévu.

Le choix de l’emplacement

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Le premier projet de l’époque, qui prenait place en partie dans l’ancienne usine coûtait plus d’un milliard de francs, alors que l’investissement supportable était de 550/600 millions de francs. Le rapport ayant par ailleurs conclu à la fragilité de la structure, ce projet ne fut malheureusement pas envisageable.

Didier BRENNEMANN maintient encore aujourd’hui que ce projet aurait bien mieux, fonctionné car il y avait une grande partie Indoor, ce qui permettait au parc de fonctionner à l’année et pas uniquement à la saison.

Le choix fut alors de “tâter” les terrains pour voir où il était possible d’installer le parc. Une partie du terrain s’avéra impraticable car il s’agissait d’anciens bacs de décantation, remplis de vieux matériel ; une autre polluée car c’était le lieu de traitement du coke et du pétrole.

C’est pourquoi le parc est situé sur l’emplacement actuel.

L’emplacement définitivement choisi posait toutefois un souci : le parc se retrouvait sur 3 communes : Maizières-lès-Metz, Hagondange et Marange-Silvange.

En juin 1985, une société fut créée (la SA SOREPARK), l’Association ADILOR rentra alors au capital pour 9 millions de francs et 5 nouveaux actionnaires rejoignirent l’aventure : Bouygues, Sodexho, et 3 organismes bancaires (CIC, SUEZ et PARIBAS).

Pour l’anecdote, Pierre JULLIEN avait déconseillé que SUEZ et PARIBAS soient tous les deux actionnaires car les deux parties avaient déjà eu de nombreux désaccords par le passé. Mais au final tout s’est très bien passé.

Bouygues étant entré comme actionnaire, il récupéra tout ce qui relèvait des études et de la maîtrise d’œuvre. Grady LARKINS, diplômé de YALE fut alors préféré à Chris MILES, jusqu’alors l’architecte américain en chef du projet au sein du cabinet H.H.C.P.

Début 1986 le parc fut alors redessiné pour correspondre au choix définitif de l’emplacement.

Changement de gouvernance

En mai 1986 à la suite de l’élection présidentielle et de la première cohabitation (François MITTERRAND/Jacques CHIRAC), Pierre JULLIEN perdit son poste de Secrétaire Général de la sidérurgie. Ce dernier s’intéressa alors au projet du parc, et le 1er juin 1986, lors du Conseil d’Administration de SOREPARK il fut demandé à M. BRENNEMANN de quitter son poste de PDG pour lui céder la place. C’est donc Pierre JULLIEN qui reprit donc les rênes du “Nouveau Monde des Schtroumpfs” avec une vision complètement différente : créer un centre culturel européen.

S’en suit une période de flottement dans l’attente de l’exposition universelle de Vancouver de septembre 1986 où tout le monde devait se retrouver. Pierre JULLIEN demanda alors à MM. BRENNEMANN et KLEINBERG de prendre position : soit ils décident de suivre sa vision du projet, soit ils sortent de la société.

Durant cette période, les deux lorrains choisirent de partir aux Etats-Unis faire un stage dans un parc pour découvrir les différents métiers qui le composent. Ils travaillèrent ainsi pendant 6 semaines à SeaWorld, pas loin de Los Angeles et exercèrent tous les emplois : ménage, restauration, attractions, maintenance…

Par la même occasion, Intamin, constructeur suisse d’attractions avec qui M. BRENNEMANN était en lien, les avait incités à aller découvrir à Los Angeles “Dynamic Motion” : des films à 60 images/seconde qui « saturent » le cerveau d’informations donnant une impression de réalité proche de la 3D.

Ils furent bluffés par le rendu en expérimentant un film réalisé caméra embarquée sur un train de Colossus dans les premières “mooving seats” associées.

Didier BRENNEMANN téléphona alors directement à l’architecte pour lui dire qu’il fallait absolument mettre ce film dans le parc. Mais on lui demanda de ne pas s’occuper de ça, Pierre JULLIEN ayant déjà prévu de faire tourner un film “Call from Space” par Richard FLEISCHER.

Les deux lorrains rentrèrent des Etats-Unis avec 25kg de documentation (procédures, dépliants…) sur le fonctionnement des parcs.

Ainsi, fin septembre à Vancouver, lorsque toute la SA SOREPARK se retrouva, les seules personnes qui connaissaient le fonctionnement opérationnel d’un parc c’était eux. Ils décidèrent donc de poursuivre l’aventure avec Pierre JULLIEN.

Le choix des attractions

A ce moment, MM. BRENNEMANN et KLEINBERG furent nommés assistants du PDG, et travaillèrent sur le projet. M. BRENNEMANN fut chargé de toute la partie technique, y compris l’achat des manèges. Il souhaita tout de suite qu’un grand-huit en bois soit construit, car historiquement l’un des premiers “wooden coaster” avait été réalisé pour l’exposition universelle de Paris fin XIXéme. Il semblait donc judicieux qu’une attraction unique de ce type fasse son retour en exclusivité sur le vieux continent. A noter que de nos jours presque tous les parcs européens en ont un dans leur offre.

C’est finalement SPIE qui le construisit, ce qui peut paraître étonnant car ce n’est pas la spécialité de l’entreprise. En fait, pour deux des attractions du parc : Odisséa/Rafting (construit par Alstom) et l’Anaconda (construit par SPIE), il s’agissait de sponsoring d’entreprises “sollicitées” par Pierre JULLIEN et les associés SOREPARK.

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M. BRENNEMANN géra un budget d’environ 100 millions de Francs pour les attractions. Son objectif fut d’avoir le maximum de capacité horaire. Il réussit ainsi à augmenter cette capacité de 30% par rapport à ce qui était initialement prévu.

M. KLEINBERG quant à lui, géra les procédures, l’embauche et la gestion du personnel. Tous deux participèrent également au Comité Directeur en charge de l’ensemble du processus de réalisation et de fonctionnement du parc (sans toutefois être malheureusement toujours entendus).

Par ailleurs, M. BRENNEMANN affirme que la meilleure rencontre qu’il ait pu faire dans le cadre de l’achat des attractions est celle de la famille Mack.

Toutefois, à cette époque, peu de manèges de la firme allemande retinrent son attention (il faut dire que le catalogue de Mack était bien moins fourni qu’aujourd’hui). Les attractions finalement achetées seront l’Embarcadère (aujourd’hui Waly Boat) et le Monorail.

La société italienne Zamperla sera également démarchée. “M. Zamperla, un super personnage !” nous confie M. BRENNEMANN. A cette époque, les constructeurs italiens et plus particulièrement Zamperla avaient une longueur d’avance sur la concurrence en terme de design.

Concernant l’achat des Ptérofighters, il nous révèle avoir réalisé un exploit à l’époque avec les ingénieurs italiens : “On a réussi à intégrer des écrans de Minitel, on faisait la bagarre dessus, c’était génial.

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C’était selon lui un “manège merveilleux”. Pour l’anecdote, MM. BRENNEMANN et KLEIBERG passèrent plusieurs heures à choisir le cri du ptérodactyle parmi des centaines de cris d’animaux préhistoriques que personne n’avait évidemment jamais entendu, et pourtant le bruitage choisi fut immédiatement reconnaissable !

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Ainsi, pour un budget bien inférieur à celui alloué à Mack, le parc repartit avec un mini-flume, les Ptérofighters, le Petit Train, le Maestro et Les Tonneaux Volants !

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Le Mini-flume posa de gros soucis de maintenance : l’équipe technique passa des nuits entières à changer les rouleaux du lift.

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L’enterprise Réaktor fut lui acheté à la firme allemande “Huss Maschinenfabrik”. Selon Didier BRENNEMANN ce fut une excellente attraction à faire, et surtout lors d’un arrêt d’urgence car il redescendait très rapidement.

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Il essaya également un autre modèle d’attraction chez un constructeur néerlandais de Venlo, qui ne verra pas le jour au parc. Il s’agissait d’un Condor, visible ci-dessous :

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La mise en route des attractions et leur adaptation aux normes françaises nécessita beaucoup de travail. Les ingénieurs de chez Mack furent à l’époque choqués par le nombre de normes de sécurité en vigueur en France. En effet, elles étaient plus souples chez nos amis Allemands. Quand M. BRENNEMANN présentait un dossier complet, avec toutes les normes françaises (AFNOR, électricité…), en Allemagne tout était résumé dans un cahier car tout était prévu par le TÜV, il suffisait de décrire le manège (capacité horaire, prix, etc…).

Finalement, ce ne fut qu’un avant-goût au vu de la foule de procédures en vigueur dans les parcs Disney, lui avoua plus tard l’ingénieur de chez Mack.

Le choix des attractions (suite)

Pour Comet Space, l’idée fut d’acheter un grand-huit métallique à un seul train. En fin de compte, dans le bureau de Vekoma (le constructeur hollandais), M. BRENNEMANN tomba sur la maquette d’un modèle plus poussé. Il s’agissait d’un coaster à deux trains avec un looping et deux tire-bouchons (corkscrews), prévu pour un autre client de la firme. Ce dernier s’étant finalement désisté, le projet était resté à l’état de maquette, mais tout le travail de conception était déjà réalisé.

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Ainsi, pour le prix d’un coaster doté d’un seul train, le parc acquit un coaster à deux trains (donc doubla la capacité horaire) avec des éléments inédits pour l’époque.

Notre interlocuteur nous confie que, pour mettre fin à cette interrogation de longue date des fans du parc, Comet Space tournait bien avec deux trains, en tout cas en 1989.

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Pour l’Anaconda, les trains furent commandés chez Morgan (société américaine spécialisée dans les grand-huits). Il faut savoir qu’un wagon coûtait 1 million de Francs pièce et il y en 8 par train !

Pour la conception de la structure, il fallut développer une technologie nouvelle : afin d’éviter que le bois ne soit compressé par la force exercée par les boulons, une plaque métallique fut glissée entre les morceaux de bois.

Pour l’anecdote, lorsque les trains roulaient, les vibrations avaient pour effet de faire chuter une cinquantaine de boulons par jour !

A l’époque, la maintenance de l’attraction était très risquée, il n’y avait pas de ligne de vie pour faire le tour à pied.

Contrairement aux Américains, spécialistes des “wooden coaster”, les Français de SPIE utilisèrent un hangar du parc pour monter l’Anaconda blocs par blocs, déjà préassemblés. Les Américains quant-à-eux, montent les “échelles” (structures) qu’ils relient par la suite.

Pour tester l’attraction, l’équipe de direction, qui sortait du travail vers 21h/22h, revenait après manger vers 23h/23h30 pour enchaîner des tours d’Anaconda jusque 2h du matin, à la place des sacs de sable.

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Pour Sismic Panic le constructeur fut Huismann. Un jour, cette entreprise de grues embarquées sur barges vint démarcher la direction du parc, affirmant qu’ils fabriquaient des manèges. Ils n’avaient pas l’air de professionnels des manèges selon M. BRENNEMANN. Ils présentèrent alors leur dernier projet : une grue embarquée sur 2 barges à Hong-Kong qui soulevait plusieurs millions de tonnes.

C’est comme ça que l’idée de créer un simulateur de tremblements de terre naquit dans l’esprit de Grady Larkins et de Didier BRENNEMANN. Il s’agissait de retourner la grue, pour qu’elle ne “lève” plus mais qu’elle “pousse” une plateforme.

Un premier projet fut présenté par Huisman : 6 vérins pour pouvoir faire bouger la plateforme dans 3 directions. Il y eut toutefois un problème de langage informatique qui s’avèra être trop complexe. Grady Larkins et Didier BRENNEMANN proposèrent alors un langage simple pour les mouvements (“dos d’âne”, “vibrations”…). Il fallait être vigilant, les vérins étant capables de produire 9G d’accélération, ce qui est bien au-delà de ce que le corps humain peut supporter en négatif.

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Lors du test à Rotterdam, dans un hangar ouvert au bord du canal, la plateforme (déjà montée sur ses 4 pattes et fixée dans le sol) s’emballa. Les boulons qui la retenaient au sol sont arrachés par la puissance de la machine, et cette dernière commença à se déplacer vers le canal avec une équipe de “testeurs” dont M. BRENNEMANN à bord. Heureusement, un employé activa l’arrêt d’urgence immédiatement.

Une fois l’attraction installée au parc et correctement réglée, il restait un souci : les buses d’arrosage des visiteurs se bouchaient régulièrement à cause du calcaire…

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Afin de prendre toutes les précautions, M. BRENNEMANN exigea que, pour pallier aux grosses pannes inhérentes aux premières heures d’exploitation d’une attraction, l’ensemble des manèges du parc aient au minimum 100 heures d’exploitation avant l’ouverture. Selon lui, les pannes les plus graves arrivent dans les 70 premières heures de fonctionnement.

L’Embarcadère a, lui aussi, rencontré quelques petits soucis au moment de sa mise en service. En effet, les ingénieurs de Mack Rides avaient mal calculé leur coup. Le câble tournait naturelement en passant sur les roues de guidage mais le système d’attache ne bougeait pas. Le bateau était alors tiré vers le fond au fur et à mesure par l’attache. La force de flottaison du bateau étant supérieure, elle faisait sortir le câble des roues de guidage.

Mack corrigea cela en créant un axe de liberté supplémentaire entre les fixations de tous les bateaux et le cable de traction. 

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Concernant le lac principal, il fut réalisé en macadam étanche, une nouvelle technologie à l’époque. Toutefois ce n’était pas vraiment au point puisque le niveau d’eau descendait énormément chaque nuit. Ce fut à l’époque un réel casse-tête pour l’équipe technique.

Pour le Marais la technique fut différente puisqu’il s’agissait d’un liner posé sur du Silex. Comme le fond n’est pas lisse, ce fut très compliqué pour l’entretien : impossible de rentrer des machines sans tout déchirer. Ces difficultés sont malheureusement toujours d’actualité.

Enfin, concernant les toilettes, ils furent conçus afin d’éviter tout vandalisme et pour que le nettoyage soit rapide. Le local technique fut placé dans la paroi qui sépare les toilettes hommes et femmes, les miroirs furent incrustés dans le carrelage et les toilettes suspendus.

Les spectacles

Le spectacle d’Il Teatro, devait parler à tous les européens, quel que soit leur langue. Pour plaisanter, M. BRENNEMANN proposa d’utiliser le langage du bossu du film « Le Nom de la Rose », il fut alors proposé de faire un show en… latin … et l’idée fut retenue ! D’où son bide au départ et le changement de thème en spectacle des “Géants” (notre zoom complet sur la salle)

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Le cinéma Xanadu joua finalement “Call from Space”, un film réalisé spécialement pour le parc (et qui fut très onéreux, aux alentours de 25 millions de francs, soit 1 million de Francs la minute de film !). En effet, les films Showscan disponibles sur le catalogue de l’époque ne correspondaient pas à la thématique futuriste de la zone.

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La salle du Métamorphose accueillit un spectacle de cascades à moto par Rémy JULIENNE, qui fut lui aussi très onéreux, tout comme l’habillage de la salle.

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La communication

A l’époque la Direction compta beaucoup sur la clientèle allemande. Une grande campagne d’affichage 4×3 et télévision fut alors commandée en Allemagne. Il aurait cependant été souhaitable de privilégier la publicité sur les marchés allemands et les spots radio (média bien plus répandu à ce moment-là), idée défendue par MM. BRENNEMANN et KLEINBERG mais balayée avec mépris.

Le slogan choisit par la Direction pour le marché français était “On y va pour être ailleurs”. Ce slogan, déjà difficile à porter en français, fut traduit pour l’Allemagne par l’agence de publicité parisienne, “Kaum bist Du Da, Schon bist Du Weck”, soit littéralement “A peine t’arrives, déjà tu te tires” ! Très engageant…! Il fut cependant retenu malgré les protestations véhémentes des deux lorrains qui, à la suite de cet incident, furent proprement exclus du “Comité de Direction”.

Changement de vision stratégique

Pierre JULLIEN étendit ses vues “grandioses” d’Enarque jusqu’à l’installation de bureaux démesurés qui fera dire à MACK (propriétaire d’Europa Park) lors d’une visite “Vous allez en mourir”, opinion on ne peut plus visionnaire. Ces bureaux étaient situés dans le bâtiment de l’actuelle jardinierie Fanny, sur la Voie Romaine en direction d’Amnéville.

Bureaux

Par ailleurs, Pierre JULLIEN n’appréciait que très modérément les Schtroumpfs, il s’empressa donc de modifier le nom du parc passant de “Le Nouveau Monde des Schtroumpfs” à “Big Bang Schtroumpf” dans la perspective d’abandonner à plus ou moins long terme les petits personnages, persuadé de pouvoir faire du parc “Le centre européen de la culture” qui s’appellerait in fine “Big Bang”. Ceci explique qu’on en retrouvait peu dans le parc (uniquement dans le village près de la zone enfants et sur les petites îles du lac) et dans les produits boutique, ce qui occasionna des tensions avec le système “PEYO” et une remise en cause des droits octroyés.

Un an avant l’ouverture, un dôme fut installé sur le parking pour y présenter le projet. Près de 40 000 visiteurs s’y rendirent, bloquant pendant une demi-journée tous les accès routiers, ce qui prouva une réelle et très forte attente du public.

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L’inauguration

Le parc pré-ouvra le 6 avril 1989 (pour les employés de la SOLLAC). C’était en réalité la date sur laquelle s’était engagé Pierre JULLIEN, qui avait un contrat avec les actionnaires : s’il ouvrait dans les temps, il touchait une prime conséquente.

Afin de limiter les risques météo pour l’inauguration, MM. BRENNEMANN et KLEINBERG proposèrent “d’acheter” une émission type Vivement Dimanche de Michel Drucker agrémentée de quelques vidéos pré-montées et des directs depuis le parc en cas de météo favorable.

Pierre JULLIEN, le PDG, refusa. Donc tout fut misé sur le direct, ce dernier ayant par ailleurs affrété un train spécial pour des “hôtes parisiens privilégiés” qui ne reviendraient sans doute jamais. Au final, un gros orage se déchaîna sur le parc ce jour-là, aucune retransmission ne fut donc possible. L’important budget pour cet événement tomba donc à l’eau sans aucune retombée pour le parc.

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https://youtube.com/watch?v=91KRplZrkuo%3Fecver%3D1

La construction n’était cependant pas encore achevée, M. BRENNEMANN travailla alors jours et nuits : Directeur Technique le jour et finitions des chantiers la nuit. Le 29 avril 1989, suite à un grave accident de maintenance au niveau d’une des bouées d’Odysséa, il fut hospitalisé pour une fracture ouverte de la cheville. Sa sortie précoce le 9 mai sur une chaise roulante lui valut en ce jour d’inauguration une remarque sympathique du préfet M. CHEREQUE le présentant à la presse comme « la cheville ouvrière du projet ».

Quelques jours plus tard, pour animer le parc, le PDG de l’époque, Pierre JULLIEN, décida d’organiser un show d’une douzaine de vedettes : Patricia Kaas, Richard Anthony…

Il demanda alors à M. BRENNEMANN de construire 12 loges d’artistes en 72 heures ! Ainsi, grâce à l’aide des 70 employés de maintenance, les loges furent construites en un temps record sous Il Theatro. Les ouvriers travaillèrent pendant 24 heures non-stop !

Pour assurer la sécurité des spectateurs, Pierre JULLIEN fit par ailleurs recruter par M. KLEINBERG une centaine d’agents de sécurité. Cependant le parc, faute d’une promotion efficace était tellement peu fréquenté le jour de la représentation, que le PDG fit fermer l’ensemble des attractions, des boutiques et de la restauration pour que le peu de visiteurs présents se rendent obligatoirement au spectacle, que l’espace devant la scène ne paraisse pas vide devant les stars venues pour l’occasion… Tout ça pour ça !

Peu de temps après, à cause de complications de sa blessure, M. BRENNEMANN fut contraint de partir en convalescence. M. KLEINBERG l’appela toutefois en urgence le 5 Août 1989, car rien ne se passait comme prévu au parc.

Au final, la construction de Big Bang Schtroumpf aura coûté 560 millions de Francs (ou 720 millions si on compte également l’investissement de l’échangeur d’Hauconcourt et la 2×2 voies qui relie le parc à l’autoroute).

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Les difficultés financières et la fin de Big Bang Schtroumpf

A l’été 1989, Big Bang Schtroumpf enregistra 200 millions de Francs de pertes pour 200 millions de Francs de Chiffre d’Affaire. Pour l’anecdote, au Sofitel de Metz (hôtel où tous les membres parisiens de la Direction étaient logés), le parc avait une ardoise de près de 6 millions de Francs. Il y avait à cette époque plus de 600 salariés permanents au parc.

Mi-août 1989, les actionnaires de SOREPARK furent convoqués sur un bateau-mouche à Paris. Pierre JULLIEN, alors qu’il était PDG, ne fut pas convoqué à la demande de certains actionnaires.

M. BRENNEMANN tint alors un discours alarmiste, indiquant qu’au vu de la façon dont se déroulait la première saison, l’année suivante (1990), la perte serait encore d’au moins 50/70 millions de Francs.

Un audit interne fut alors demandé par les actionnaires Irakiens, Saoudiens et Koweïtiens.

Jean CROUZIER, ex-secrétaire général de la SOLODEV, qui connaissait bien Pierre JULLIEN, ainsi que le directeur d’une banque messine furent désignés pour réaliser cet audit.

Une Assemblée Générale fut ensuite prévue le 16 Septembre 1989 au St James à Paris pour présenter le résultat de l’audit, qui fut sans appel : il faut révoquer le président, incompétent à son poste.

Pour sauvegarder son poste, Pierre JULLIEN menaça de la perte d’une subvention substantielle s’il venait à être “démissionné” de la Présidence. Ainsi, lors du vote de sanction, il fut maintenu par une petite majorité de 52% des voix représentées par les actionnaires de la Sidérurgie et des banques. MM. BRENNEMAN et KLEINBERG firent 15 jours plus tard partie de la vague de licenciements économiques.

Dans la foulée, au cours d’une Assemblée Générale de décembre 1989, le PDG demanda aux actionnaires de souscrire à une augmentation de capital pour pouvoir poursuivre l’activité du parc la saison suivante. L’un d’eux assura alors à M. BRENNEMANN que cette augmentation ne serait pas suivie par les actionnaires, que le PDG serait donc démissionné et lui proposa en conséquence de reprendre le poste de PDG de SOREPARK abandonné en mai 1986. Cependant, et contrairement aux prévisions, en janvier 1990 la sidérurgie abonda l’augmentation de capital à hauteur de 75% ce qui la valida…

Toutefois, comme annoncé en août 89, la mauvaise gestion du PDG ne permit pas au parc d’aller au-delà de la deuxième saison, Big Bang Schtroumpf déposa donc le bilan le 26 octobre 1990.

Lors de cette faillite, Roland MACK se montra intéressé par le parc alors estimé à 50/55 millions de Francs. Il proposa de le racheter et que M. BRENNEMANN en prenne la tête, mais celui-ci refusa. Il se méfiait d’une stratégie de “contrôle”, que Roland MACK rachète le parc non pas pour qu’il fonctionne normalement mais simplement pour avoir la main sur la concurrence dans son marché.

Les deux autres “concurrents” sont Eddy MEEÙS (fondateur du groupe Walibi) et un banquier Luxembourgeois qui proposait seulement de reprendre le parc mais de ne rien y changer. Le tribunal choisit logiquement Eddy MEEÙS et le parc devint Walibi Schtroumpf en 1991.

walibi schtroumpf
Les carrières de MM. BENNEMANN et KLEINBERG

FINBRECIA (société financière de la sidérurgie italienne de Brecia) était entrée au capital de SOREPARK à condition de bénéficier du savoir-faire acquis par le projet “Schtroumpf” pour construire un parc (MIRABILANDIA) dans la région de Rimini.

Faute de pouvoir compter sur SOREPARK, les italiens missionnèrent Grady LARKINS, l’architecte américain principal concepteur du projet du parc lorrain. Son expertise ne comprenant pas le “day to day operation” (fonctionnement journalier : maintenance, personnel, circulation monétaire, toilettes, etc.), il recommanda aux italiens de faire appel aux deux lorrains initiateurs du projet, qui furent donc choisis également pour apporter leur expérience à la conception opérationnelle et à la révision des plans de réalisation.

A titre anecdotique, les italiens n’avaient pas prévu de coffre-fort, le hangar de maintenance n’était pas assez élevé pour recevoir certaines attractions, les axes de circulation étaient trop étroits ou trop grands et le parc disposait de trop d’accès donc obligatoirement trop de sorties à surveiller. Ils apportèrent également leur expertise pour la construction de toilettes anti-vandalisme nettoyable en 10 minutes au karcher.

La première année d’ouverture, ils mirent en place la technique du “Pas d’âne” qui consiste à ne réaliser que 50% à 60% des chemins piétons pour étudier les autres passages empruntés par les visiteurs qui sont donc à réaliser pour la deuxième saison.

A l’issue de cette mission, M. BRENNEMANN se vit proposer de prendre la direction du futur parc, ce qu’il refusa pour des raisons familiales.

Mirabilandia 1992

 

Par la suite, Didier BRENNEMMAN reprit avec Gérard KLEINBERG, ami et complice depuis toujours, la gestion de l’Aquadrôme en juin 1990. Situé non loin du parc, à Norroy-le-Veneur, c’était l’un des principaux établissements aquatiques de Lorraine. Ils en quittèrent toutefois la gestion en 1999 suite à une baisse sensible de fréquentation due essentiellement à l’ouverture sur le site d’Amnéville de THERMAPOLIS et l’impossibilité d’investir dans des installations d’extérieures pour la période estivale.

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L’Aquadrôme ayant perdu toute sa clientèle adulte (sauf dans la partie naturiste), l’exploitation était trop liée aux vacances scolaires ne permettant plus de supporter les charges fixes élevées de cette activité sans réinvestissements que le district de Maizières-les-Metz n’a pas jugé opportun de réaliser.

En parallèle, les deux Schtroumfs développèrent de 1995 à 2008 une activité de conseil et de management de projets. A ce titre, ils menèrent et participèrent à la conception et à la réalisation de plusieurs projets dont les deux derniers sont le Paléosite (centre d’interprétation sur Néandertal en Charente-Maritime) et la Cité de l’Huître à Marennes, deux établissements recevant aujourd’hui plus de 100.000 visiteurs par an.

Idéalement situé au cœur d’un des plus important marché d’Europe, M. BRENNEMANN croit encore aujourd’hui énormément au potentiel du parc ! Il précise cependant que c’est à la condition de repartir sur de nouvelles bases qui supposent une fermeture et une réouverture spectaculaire accompagnée d’un important investissement soutenu par une communication adaptée et… une équipe de gestion expérimentée, ce qui manqua cruellement en 1989/90.

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Nous tenons à remercier M. BRENNEMANN pour le temps qu’il a bien voulu nous accorder pour discuter avec passion de l’histoire de notre parc lorrain.

Nous voulons également saluer son parcours, et son investissement formidable dans ce projet dès 1983. 

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